Les autres actions FO

Dimanche 24 juin 2012 7 24 /06 /Juin /2012 16:28

Jérôme Capdevielle, secrétaire général de FO 66, s’interroge sur une concertation menée par le préfet et concernant la fermeture hebdomadaire des commerces.

J. Capdevielle craint une remise en cause de l’arrêté de 1965. © Photo H. J.

Vous menez depuis bientôt un an un bras de fer syndical pour le repos hebdomadaire ; c’est une revendication principale pour FO ?

C’est effectivement un marqueur syndical très important pour nous dans les P.-O., où nous sommes las de constater que la loi est régulièrement bafouée. Mais il faut aussi savoir qu’historiquement, le fondateur de FO, Léon Jouhaux, avait porté la revendication du repos dominical qui a abouti à la loi de 1906. C’est donc une continuité logique.

 

Ce combat est principalement dirigé contre les grandes surfaces. Pourquoi ?

Parce que la grande distribution a déjà une suprématie par rapport aux petits commerces, mais elle est trop gloutonne. Le dimanche, il y a les marchés, les petits commerces, il faut que chacun s’y retrouve. Le combat des boulangers indépendants est révélateur de l’opposition entre les grosses enseignes, qui de toute façon font travailler des salariés, et les véritables boulangers qui travaillent d’arrache-pied, pour qui le repos hebdomadaire est indispensable.

 

En avril dernier, la cour d’appel de Montpellier a confirmé la décision de 2011 condamnant Auchan à rester fermé le dimanche sous peine d’astreinte. Cette victoire n’a pas scellé la fin du bras de fer ?

Ce jugement a été une belle victoire, notamment parce qu’il renforce l’arrêté préfectoral du 23 septembre 1965 qui prévoit dans notre département le repos hebdomadaire des commerces le dimanche. En cas d’ouverture le dimanche, la fermeture hebdomadaire intervient obligatoirement le lundi suivant. Et il est également prévu des dérogations à titre touristique du 15 juin au 15 septembre, pour les communes qui en font la demande. En dépit de cela, des inquiétudes subsistent.

 

Pourquoi ?

En date du 4 juin, le préfet des P.-O. nous a écrit - comme il a écrit à toutes les organisations syndicales, patronales, aux chambres consulaires, aux associations de consommateurs… - afin de nous ’consulter’ sur notre analyse respective de cet arrêté. Pourquoi donc ? Certes, cet arrêté est régulièrement bafoué, mais comme tout cadre légal, ce qu’il faut c’est sanctionner ceux qui le bafouent, non pas rediscuter du texte bafoué ! FO a toujours été pour la discussion, mais si l’on fait marche arrière sur les droits des salariés, nous n’hésiterons pas à muscler le bras de fer.

 

Que comptez-vous faire maintenant ?

Nous allons saisir l’ensemble des députés fraîchement élus pour leur demander de porter ce sujet jusqu’à l’Assemblée nationale. La loi Mallié de 2009 prévoit 180 mesures dérogatoires au principe du repos dominical ! Nous allons demander à nos députés de faire abroger cette loi. Il est temps de colmater les brèches dans la digue du repos dominical…

 

 

LES BOULANGERS SE PRONONCENT POUR LE MAINTIEN DU REPOS HEBDOMADAIRE

Nous en faisions l’écho dans notre édition du 20 juin, 210 boulangers du département étaient appelés à se prononcer jeudi soir sur le respect ou non d’un arrêté préfectoral du 18 novembre 1996 qui prévoit que tous les commerces vendant du pain, grandes surfaces également, ferment leur point de vente en pain un jour par semaine 24 heures consécutivement.

Très partagés sur la question, les artisans se sont prononcés majoritairement pour le maintien de la situation actuelle. Selon Albert Planas, président départemental de la confédération de la boulangerie-pâtisserie (et non Marc comme indiqué par erreur dans notre article du 20 juin), "la démocratie a parlé et la profession s’est exprimée. C’est à la préfecture et à la Direccte* de faire respecter cet arrêté qui prévoit un jour de fermeture par semaine. S’ils ne faisaient pas respecter cette décision, on monterait alors au créneau pour leur rappeler leurs prérogatives. Certains ne peuvent continuer à bafouer les règles en toute impunité. Cette mesure a vocation à sauver les petits artisans qui ne peuvent se permettre de faire tourner leurs effectifs et de pouvoir ainsi ouvrir sept jours sur sept".

A noter que durant la saison estivale, cet arrêté est mis entre parenthèses et les boulangers peuvent ouvrir 7 jours sur 7 du 15 juin au 15 septembre.

 

"Pas de procès d’intention"

Joint hier, le préfet des P.-O. René Bidal a confirmé qu’il menait une large concertation sur la question de la fermeture dominicale. "mais il n’y a pas de procès d’intention à faire : je mène cette concertation face à un fait de société, parce que j’ai été saisi par des personnes qui ont des avis très opposés sur la question. Mon intention n’est pas de remettre en cause l’arrêté, mais de consulter l’ensemble des partenaires afin de savoir comment l’opinion générale se situe face à cet arrêté. Depuis 1965, les habitudes ont changé, et aujourd’hui les communes sont en conurbation, avec des positions très différentes selon les maires. J’ai ouvert cette concertation sans tabou ni a priori et j’observerai ce que l’on me répond".

 

L’Independant - Édition du 23/06/2012 (Barbara GORRAND)

 

http://66.force-ouvriere.org/FO-Pret-a-durcir-le-ton-pour


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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 20:21

Le syndicat FO de Fnac Relais a adressé un courrier à Monsieur Accoyer (Député Maire d'Annecy le Vieux mais également Président de l'Assemblée Nationale)

Nous lui avons précisé notre point de vue sur le travail du dimanche et notamment notre refus catégorique de le généraliser. Nos arguments sont connus : respect de la vie privée et familiale, répercussion sur le petit commerce, conditions de travail de salariés déjà précaires etc

Bernard Accoyer nous a répondu favorablement en soulignant sa totale convergence avec notre argumentation. Nous prenons actes de cette réponse, réponse émanant de l'un des plus haut responsable de l'état français et de son actuelle majorité

A suivre

 

http://fo-relais.blogspot.fr/2012/04/travail-du-dimanche-suite.html


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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 10:13

Nicolas SARKOZY

Président de la République

Palais de l’Élysée – 55 rue Faubourg Saint-Honoré – 75008 PARIS

 

Paris, le 11 avril 2012

 

LETTRE OUVERTE

Monsieur le Président,

 

Nous venons vers vous dans le cadre du projet de décret sur les dérogations au repos dominical dans le secteur du bricolage.

 

Nous ne vous rappellerons pas ici les impacts sur la vie familiale et sociétale des salariés que notre organisation syndicale FORCE OUVRIERE vous a déjà exposés par courrier le

26 novembre 2008, bien qu’ils restent toujours d’actualité.

 

Lors de notre rencontre avec le représentant du Ministre du Travail, nous avons exposé plusieurs problèmes qu’engendrerait la prise de ce décret :

•          une extension significative des dérogations au repos dominical, tous les magasins de ce secteur pouvant ouvrir sur tout le territoire national, même dans les départements épargnés par la loi Mallié ;

•          une concurrence insupportable pour les entreprises de moindre taille, qui n’ayant pas les effectifs suffisants ne pourront ouvrir tous les dimanches et qui risquent donc, à terme, de disparaitre notamment dans les secteurs de la QUINCAILLERIE, des NEGOCES DE BOIS, des NEGOCES DE BATIMENT, des DROGUERIES BAZAR -ces derniers secteurs employant plus de 120 000 salariés, à qui il convient d’ajouter les employeurs qui se retrouveraient également sans emploi si leurs entreprises périclitaient ;

•          une augmentation très improbable des effectifs dans le secteur du bricolage, puisque ces entreprises développent de plus en plus les nouvelles technologies qui leur permettent de remplacer le personnel de caisse par des caisses automatiques et le personnel de vente par des bornes informatiques ;

•          le fait que l’ILE DE FRANCE n’est pas la France et que les consommateurs semblent savoir mieux s’organiser pour faire leurs achats la semaine en province ;

 

•          la condamnation par l’OIT de toute extension du travail dominical et la convention 106 qui ne serait pas respectée puisqu’elle demande à tous les états de choisir un jour de repos commun. Ce non respect de la convention collective est d’ailleurs incompatible avec le discours que vous avez fait devant l’OIT et, d’ailleurs, vous y déclariez : « Il faut plus de pouvoir pour le Fonds Monétaire International, l’Organisation Mondiale de la Santé, l’Organisation Internationale du Travail pour que les normes que vous édictez ne restent pas lettre morte. », et plus loin : « A quoi cela sert-il de voter des normes si personnes ne les respecte ? »

 

Nous avons également rappelé que les députés avaient retiré le secteur du bricolage de l’amendement présenté par la Sénatrice Isabelle Debré lors de l’adoption de la loi Chatel.

 

Nous sommes conscients que la loi Mallié de 2009 a créé des frontières géographiques en instituant des Périmètres Urbains de Consommation Exceptionnelle (PUCE). Mais ce décret créerait, lui, une nouvelle frontière qui là serait professionnelle.

 

A tous ces arguments, il nous a été répondu que les consommateurs étaient favorables à l’ouverture des magasins de bricolage le dimanche, ce qui au regard des risques sociaux, nous semble quelque peu réducteur et tendancieux.

 

Enfin, nous ne comprenons pas l’urgence dans laquelle vous souhaitez mettre en place ce décret, sans qu’il y ait eu une vraie négociation avec les partenaires sociaux et sans qu’aucune étude ne soit faite sur l’impact que celui aurait. Le CESE aurait été à même de faire cette étude, pour autant que vous l’ayez saisi et que ses membres aient le temps de la faire.

 

De plus, il semblerait que ce décret serait en vigueur à partir du 1er juillet pour laisser, selon les dires du ministère, la négociation de branche. Sauf que cette négociation ne pourra porter que sur les seules compensations au travail dominical, ce qui est largement insuffisant. Pourquoi ne pas avoir demandé aux partenaires sociaux de la branche de voir l’opportunité d’ouvrir tous les magasins de bricolage le dimanche, comme cela a été le cas dans le secteur de la réparation automobile ?

 

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de bien vouloir renoncer à ce décret.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en notre haute considération.

 

Françoise NICOLETTA

Secrétaire fédéral

Responsable du Commerce

 

Serge LEGAGNOA

Secrétaire général


en ligne sur le blog principal FO COMMERCE


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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 21:45

images--7-.jpgLe gouvernement à travers Monsieur Xavier Bertrand ministre du travail, récidive et revient sur sa promesse de ne plus faire d'entaille au repos dominical.

Une date est déjà annoncée: dès le 1ier Juillet, tous les magasins du bricolage pourront ouvrir le Dimanche !!! En effet un décret menace d'être publié dans le journal officiel très prochainement. Et oui un décret c'est tellement plus facile qu'une loi.

C'est un coup de massue pour l'ensemble des salariés du bricolage bien sûr mais aussi pour les petites quincailleries qui ne résisteront pas tout comme les petites structures ou même les magasins de négoce et bois qui se verront concurrencés de façon déloyale.

images (5)Je me souviens, lorsque le combat faisait rage contre le travail dominical en région parisienne, nombreux de collègues ne se sont pas battus imaginant que c'était un combat éloigné de leurs conditions de vie; croyant être préservé du tumulte. Pourtant les adhérents FO avait prévenu que c'était ouvrir une boite de Pandore...

Non seulement le repos dominical pour vous ne sera plus préservé mais ce sera fini aussi pour les nouveaux salariés pour lesquels ce sera inscrit dans leur contrat de travail. C'est une mutation néfaste pour nos enfants futurs travailleurs.

Et quel volontariat? Vous croyez encore être volontaire pour travailler le dimanche? Votre volontariat est un volontariat forcé; forcé par le système économique, votre petit salaire ne vous permet pas de réaliser des projets; forcé par votre chef qui place le travail du dimanche dans la case de la solidarité entre collègues. Qui ne s'est jamais entendu dire: "Tu ne peux pas laisser ton collègue tout seul dimanche, on a besoin de toi...." ou bien "Il faut faire un dimanche de temps en temps par solidarité pour les autres...." , "tu sais je me souviendrai des efforts que tu as fait pour les augmentations individuelles" enfin "Comment? tu me demandes une augmentation? Tu trouves que tu n'es pas assez payé mais tu ne fais pas de Dimanche...Je ne comprends pas !"

Et oui, toutes ces jolies phrases, et il y en a d'autres, nous les entendons souvent... Alors réfléchissons sur le volontariat et sur sa définition.

mag-de-nuit.jpgAlors jusqu'où irons nous?  Ouvrez 24h/24 pendant que vous y êtes ! L'extension de l'ouverture le Dimanche n'augmente pas le porte-feuille des Ménages et vous le savez.

famille1.jpgLe repos dominical permet de préserver un équilibre du tissu associatif, culturel, sportif et un équilibre familial. Car il n'est pas facile de concilier la vie personnelle et professionnelle avec des horaires décalées, des amplitudes de plus en plus longues et des temps de déplacement importants pour se rendre sur son lieu de travail. 

Que va-t-il se passer si on ouvre le Dimanche ? La salarié dit "volontaire" va se faire plus un peu plus d'argent ? Bien sûr... mais le chiffre d'affaire va opérer un étalement sur le reste de la semaine. Si on embauche des personnes en contrat week-end, cela va augmenter les frais de personnels. Le magasin sera largement moins rentable et Leroy Merlin fera donc moins de Prime... Je ne vous ai pas encore parlé de la charge de travail plus importante le reste de la semaine avec moins de salariés, les conditions de travail vont se dégrader et la satisfaction client par la même occasion.

Avez-vous pensé au surcoût engendré par l'ouverture du Dimanche? Il y aura + de frais d'éclairage, + de frais de chauffage.

Pour finir, et dans un contexte où l'environnement normalement a son importance, + de frais de déplacement des clients et des salariés du dimanche + l'éclairage et le chauffage sont un véritable préjudice pour notre planète.

Voilà les dangers de la généralisation du travail du Dimanche. Notre vie familiale et personnelle est bradée pour satisfaire des lobbies financiers et patronaux.

mulliez.jpg

Leroy Merlin fait partie des enseignes appartenant à la famille Mulliez. Gérard Mulliez, fondateur du groupe, intérogé sur BFM en novembre 2009, qualifiait les magasins de Bricolage comme des métiers d'aide aux personnes. Nous n'avons pas la même définition des métiers d'aide aux personnes: oui pour les métiers d'assistance aux personnes comme la santé et la sécurité mais pas le bricolage ! Il a ensuite dit: " C'est en famille que l'on va regarder les produits qu'il faut acheter, la couleur des peintures ou des revêtements de sol, l'outillage à acheter.[...] C'est très émouvant de voir une famille qui achète ensemble."

Alors posons nous la question: Trouve t il émouvant que les salariés du bricolage ne puissent pas voir grandir leurs propres enfants, et sacrifient leur famille pour leurs clients?

 

OUI A LA PRESERVATION DU REPOS DOMINICAL

 

Vous pouvez agir en signant sur la petition en ligne en tapant: http:www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N23233

Ou directement en allant sur notre lien.

 

http://foleroymerlin.over-blog.com


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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 15:13

Encore une page d’une nouvelle bataille contre le Repos Dominical s’écrit… le Ministre du travail menace les salariés du Bricolage et l’ensemble des salariés des TPE des secteurs concurrencés par un décret dérogeant aux droits des salariés de se reposer en famille, avec leurs amis et autres occupations privées le dimanche.

C’est pour cela que nous lançons une pétition que nous remettrons au Ministre du travail.

A nos stylos et fédérons pour la défense de nos droits !

 

« Nous sommes opposés à tout projet de travail du dimanche, jour que nous réservons à nos familles, amis… à notre vie personnelle.

Par cette pétition, nous demandons au Ministre du travail, Xavier BERTRAND, d’abandonner son projet de décret qui remet en cause notre Repos Dominical. »

 

 

 

À renvoyer à

Fédération des Employés et Cadres FO

section COMMERCE

28, rue des petits hôtels 75010 Paris

 

Téléphone : 01 48 01 91 32 – Télécopie :  01 48 01 91 98

Messagerie : commerce@fecfo.fr

le blog : http://fecfocommerce.unblog.fr

 

PÉTITION FORMAT PDF :

fichier pdf 2012-03-20 Pétition contre le travail du dimanche

ou PÉTITION EN LIGNE :

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N23233


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