Les Unions Départementales du 95 répondent à la question !

Unions Départementales du Val d’Oise

OS-Val-d-Oise.JPG

 


TRAVAILLER
LE DIMANCHE ?
 
 
 

D
epuis plusieurs semaines, certaines directions de magasins organisent des actions dans le Val d’Oise pour obtenir le droit de faire travailler leurs salariés le dimanche, suite à des condamnations devant les tribunaux.
 
 
Il est vrai que depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont laissé délibérément s’installer dans notre département une situation illégale.
 
Il est vrai aussi que de nombreux salariés embauchés avec de très bas salaires, souvent avec des contrats à temps partiels imposés, sont contraints de travailler le dimanche pour pouvoir vivre et se loger. Officiellement « volontaires » beaucoup n’ont, de fait, pas le choix.
Ce n’est pas un hasard si l’extension du travail le dimanche s’accompagne d’une extension de la précarité des salariés.
 
De nombreux étudiants recourent aussi au travail le dimanche pour financer leurs études faute de bourse. Ce qui représente une inégalité flagrante en matière d’égalité des chances.
 
Quant aux directions de ces magasins, elles évoquent l’importance de leur chiffre d’affaire le dimanche pour justifier leur ouverture. Pourtant, nous le savons en tant que consommateurs : se sont bien les capacités de notre porte monnaie qui limitent nos achats et non les jours de fermetures !
 
 

Des souplesses existent déjà.
 

En matière de réglementation, un système de dérogation intervient en fonction naturellement du caractère particulier de certains métiers tels que la santé, les transports, les animations culturelles, l’hôtellerie, la restauration et certaines industries où cette souplesse s’impose. 
 
Depuis 1994, la loi a aussi fait passer de 3 à 5 dimanches par an les possibilités d’autorisation. Elle a également permis des dérogations pour des zones touristiques ou d’animation culturelles permanentes. C’est ainsi que dans le Val d’Oise le centre commercial Paris Nord II, situé à Gonesse… est considéré, par les pouvoirs publics, comme zone touristique !
 
Ce qui est visé :
 

Le patronat, avec en particulier le MEDEF, vise en fait une généralisation et une banalisation du travail le dimanche. Faire fonctionner les équipements si possible 24h sur 24h et 7 jours sur 7 a toujours été une obsession patronale pour des raisons de rentabilité, et pas uniquement dans le commerce. Tans pis pour le rythme de vie des salariés, tans pis pour les repos communs consacrés à la vie personnelle, familiale ou associative. Ils n’ont que faire du droit social que ce soit le code du travail ou les conventions collectives.
 
Pourtant, une étude BVA a montré que nous sommes 87,5 % de français à être attachés à la préservation du dimanche et 75% à ne pas être d’accord pour travailler ce jour.
 
Qu’adviendrait-il des activités sportives, culturelles et associatives si les bénévoles qui les animent ne disposaient plus de ce jour de liberté ?

 
 
Le repos dominical est une
garantie sociale
qui concerne tous les salariés.
 
 
Nos organisations syndicales,
parce qu’elles représentent les salariés dans leur diversité,
ont donc pour devoir d’agir dans ce domaine comme pour l’ensemble des questions sociales.
 
 
 

Elles ne laisseront pas instaurer
sans réagir une
banalisation du travail
le dimanche,
ni dans la loi,
ni par le fait accompli.


2 octobre 2007
FO COMMERCE - commerce@fecfo.fr -  Hébergé par Overblog

Repos dominical - FEC FO