Le gouvernement veut encore assouplir les règles d'ouverture dominicale des magasins

Les règles concernant l'ouverture dominicale des magasins doivent être "assouplies", notamment pour le secteur de l'ameublement, a estimé, dimanche 9 décembre, Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation. Le gouvernement va introduire un amendement allant dans ce sens, dans le projet de loi qui sera soumis au Sénat à partir de mercredi, a-t-il indiqué.

 

Le gouvernement consent donc un geste pour satisfaire les enseignes de la grande distribution, après les appels lancés par les dirigeants des magasins d'ameublement Ikea, Conforama, Alinea et But.

 

A l'origine de la réforme des règles d'ouverture dominicale, M. Chatel a expliqué, lors de sa visite de dimanche dans un centre commercial du Val-de-Marne : "Dans la situation actuelle, les magasins d'ameublement ne peuvent pas ouvrir le dimanche et cela leur est préjudiciable. Nous menons une réflexion avec le Sénat pour élargir le champ de la dérogation à ce secteur."

 

La visite de Luc Chatel marquait le début des ouvertures dominicales des centres commerciaux pour les fêtes de fin d'année. Alors que la réglementation interdit l'ouverture dominicale des commerces, en dehors de cinq dimanches par an, "le secteur de l'ameublement concentre les paradoxes : 24 % des achats s'y font le dimanche, les salariés sont demandeurs de travailler ce jour-là et les entreprises cherchent à développer leur activité", a-t-il expliqué.

 
53 % DES FRANÇAIS HOSTILES
 
 

Le secrétaire d'Etat a dit travailler dans trois directions : la possibilité d'ouvrir les zones commerciales "huit ou dix dimanches" par an, résoudre l'"absurdité" du découpage des zones touristiques et l'assouplissement des règles dans les "grandes agglomérations".

 
 

Concernant les zones touristiques, où les magasins doivent bénéficier d'une dérogation préfectorale pour ouvrir le dimanche, il a cité l'exemple des Champs-Elysées, à Paris, où un trottoir a un statut dérogatoire et l'autre pas.

 

Selon un sondage IFOP paru dans Le Journal du dimanche, 53 % des Français se disent opposés au travail dominical, et seulement 26 % se prononcent pour. "Ce sondage montre que les Français sont très partagés", a réagi M. Chatel, qui a rappelé que le repos dominical est un principe du droit du travail. "Assouplir les règles ne signifie pas qu'il y aura obligation [d'ouvrir le dimanche]. Les cas de figure sont très différents", variant selon les zones géographiques. Ainsi, "les deux tiers des Franciliens souhaitent faire leurs achats le dimanche", a estimé M. Chatel.

 LEMONDE.FR avec AFP | 10.12.07
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