LE REFUS D'IKEA

La société IKEA, pour son établissement de FRANCONVILLE, emploie de nombreux salariés le dimanche depuis son ouverture en toute illégalité.
 
Depuis le 24 octobre 2007, la section syndicale FO appuyée par l'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE du VAL D'OISE et la FEC FO ont engagé avec cette enseigne des négociations afin de résoudre une situation illicite et parvenir à un retour à une situation normale sans qu’il y ait de casse sociale.
 
La proposition syndicale a consisté à obtenir de cette société qu’elle s’engage à fermer son magasin de FRANCONVILLE le dimanche et à maintenir le salaire et les emplois des salariés occupés illégalement le dimanche par une réorganisation des horaires dans la semaine.
 
En échange de cet engagement, FORCE OUVRIERE s'engageait à ne pas réclamer les astreintes obtenues en référé par le Tribunal de PONTOISE et dont le montant s'élève à 150 000 € par dimanche ouvert en infraction à la Loi.
 
Cet accord devait également être rendu public pour démontrer la possibilité d’une solution alternative et la pérennité de l’établissement.
 
En rompant ces négociations, IKEA a fait la preuve qu'elle ne fait du social qu'en apparence et que le « modèle social suédois » sur lequel elle a fondé son image trouve en réalité ses limites, celui de l’intérêt de ses actionnaires.
 
Outre le fait qu'elle ne s'engage pas pour les salariés qu'elle a placés dans la précarité, elle refuse toute augmentation générale de salaire alors que son chiffre d'affaires a augmenté de 20%.
 
Dans ces conditions, nous ferons exécuter le jugement du Tribunal.
 
L'argent des astreintes sera utilisé pour défendre les intérêts matériels et moraux des salariés qui verraient leur emploi menacé ou leur salaire amputé du fait de la fermeture.
 
Paris, le 11 décembre 2007
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Repos dominical - FEC FO