Les salariés de l'ameublement dans la tourmente

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L'amendement au projet de loi sur la consommation présenté hier au Sénat par Madame DEBRE a été adopté en attendant la tenue de la Commission Nationale Parlementaire qui se tiendra le 18 décembre.

Nous ne pouvons que nous indigner sur la façon dont cet amendement a été introduit : dans l'urgence sans aucune concertation avec les interlocuteurs sociaux.

Madame DEBRE demande un article additionnel à l'article L 221-9 du code du travail qui ne prévoit ni majorations salariales, ni volontariat.

Selon elle la convention collective du négoce de l'ameublement prévoit le volontariat et une majoration.

Ce qui est faux! Le volontariat n'apparaît pas, et pour cause, cette notion n'a aucun fondement juridique et la majoration est prévue uniquement pour tout travail exceptionnel du dimanche, dans le cadre de la dérogation du code du travail. A ce jour ces dérogations sont au nombre de 5.

L'argument avancé par madame DEBRE est donc fallacieux, mensonger et prouve, soit que madame DEBRE ne connaît pas son sujet, soit qu'elle est de mauvaise foi.

Si par hasard les majorations étaient négociées entreprise par entreprise nous émettons des doutes sur leurs montants. En effet les salaires minima de branche sont pour 7 niveaux en dessous du SMIC. Ce qui revient à payer le vendeur débutant au même tarif que le vendeur très qualifié. Pour que les négociations salariales reprennent, nous avons été obligés de faire intervenir le Ministère.

En somme c'est un bon point donné à un cancre.

FORCE OUVRIERE fera tout pour que les 70 000 salariés du secteur ne soient pas obligés de travailler le dimanche.

Paris, le 14 décembre 2007

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