IRRESPECT

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Les députés qui ont voté hier la loi CHATEL ont démontré le peu de cas qu'il s faisaient des conditions de travail des salariés de l'ameublement.

Ils n'ont pas respecté :

· L'avis du CES sur la nécessité de garder un jour de repos commun ;

· Les promesses du Président de la République quant au volontariat et à la majoration du travail dominical qui, nous le répétons, n'existent pas dans la convention collective du NEGOCE DE L'AMEUBLEMENT ;

· Les salariés du commerce qui paieront par la dégradation de leurs conditions de travail, de leur salaire, de leur vie familiale, l'allégeance faite par certains aux grandes fortunes du commerce ;

· Des interlocuteurs sociaux qui devront plancher sur le sujet selon l'agenda social négocié par le Président de la République le jour même où a été voté e la loi.

Cet amendement a été présenté sans aucune étude :

· sur les conséquences sociales qu'il engendrera inévitablement pour les 70 000 salariés du secteur,

· des appétits des grandes enseignes du commerce qui pourraient demander son élargissement au nom de la distorsion de concurrence. Les enseignes de l'ameublement ne vendent pas que des meubles mais aussi de l'électroménager, des tapis, du linge de maison, de la décoration d'intérieur, des articles de cuisine. Nous avons répertorié 15 conventions collectives qui risqueraient au final d'être touchées.

Pour FORCE OUVRIERE, l'utilisation des relations, du mensonge et de l'urgence font de cet amendement un déni de démocratie.

 

Nous continuerons à lutter contre les atteintes portées aux droits des salariés du commerce.

 
Paris, le 21 décembre 2007
 
Contact :
Christophe LE COMTE
Françoise NICOLETTA
Brice BELLON
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