TRAVAIL DU DIMANCHE

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Ce mercredi 19 décembre 2007, une délégation Force Ouvrière composée de Serge LEGAGNOA, Secrétaire général de la FEC (Fédération des Employés Cadres), Christian CRETIER, Secrétaire fédéral de la FGTA-FO et Pascal SAEYVOET, Délégué syndical central F.O. Auchan, a été auditionnée à l’Assemblée Nationale sur le travail du dimanche par le groupe de travail UMP, sous la présidence de Richard MALLIE, député UMP des Bouches du Rhône à l’origine du projet de loi sur ce thème.

 

Cette rencontre a été l’occasion de rappeler notre opposition au travail du dimanche.

 

En préambule, nous avons exprimé notre profond mécontentement quant à l’adoption au Parlement et au Sénat de l’amendement DEBRE sur le travail du dimanche dans les commerces de l’ameublement, alors que le gouvernement est en pleine consultation avec les organisations syndicales, et que des négociations plus favorables avaient presque abouti dans des grandes enseignes comme IKEA. Où est la place du dialogue social ?

 

La délégation a soulevé les problèmes qu’engendrerait la banalisation du travail du dimanche, d’une part sur le plan économique avec des conséquences importantes sur les petits commerces (1 200 000 salariés) et d’autre part sur le plan sociétal. En effet, comment redynamiser les centres villes ? Quand nous retrouverons-nous en famille ? Qui s’occupera des associations sportives et autres dans lesquelles de nombreux bénévoles sont impliqués ? Y aura-t-il toujours une majoration des heures effectuées le dimanche en cas de banalisation ?

 
La délégation :
  • a fait valoir le respect de la Loi de 1906 (droit au repos dominical, respect de la santé des salariés) toujours d’actualité aujourd’hui.
  • a rappelé l’existence de la législation sur le droit aux ouvertures le dimanche, mais qui n’est pas respectée par de nombreuses enseignes et plus spécialement sur la région parisienne.
  • a insisté sur le cadre des autorisations d’ouverture qui doivent faire l’objet d’un accord au plan départemental entre les interlocuteurs sociaux, et non celui des villes.
  • a dénoncé la pratique de certaines enseignes qui, par la mise en place de la modulation dans l’organisation du travail, incluent les heures effectuées le dimanche, ou l’intègrent simplement dans le contrat hebdomadaire.
  • a dénoncé le non respect du volontariat.
  • a dénoncé l’utilisation abusive des étudiants pour travailler le dimanche.
  • a rappelé le taux excessif d’échec scolaire de ces étudiants.
 

Le Groupe UMP a, semble-t-il, été sensible à nos remarques et nous a posé des questions :

  • Quelle est l’attitude des salariés face au travail du dimanche ?
  • Y a-t-il une différence de fréquentation des clients entre forte et faible urbanisation ?
  • Pour les autorisations, ne faudrait-il pas et notamment pour les commerces d’ameublement, raisonner, pour une égalité de concurrence, au niveau de la région et non du département ?
  • Devons-nous intégrer la notion de grandeur de surface commerciale ou pas ?
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