Foix. Le commerce dominical à nouveau remis en cause

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La question de l'ouverture des grandes surfaces alimentaires le dimanche, qui avait fait du bruit en son temps, revient à l'ordre du jour. Une réunion se tenait hier soir à la mairie pour demander au préfet un arrêté de fermeture concernant ces commerces. Jean-Charles Sutra, élu de Laroque d'Olmes, lance le bouchon en essayant de réunir dans la cité comtale tous ceux qui contestent le commerce dominical de la grande distribution. Il a contacté les syndicats et les partis politiques intéressés (PC, Verts, LCR) les associations de consommateurs (Que choisir ?, l'ADEIC) et les associations de commerçants de Foix, Pamiers, Lavelanet et Saint-Girons. À chacun de dire sa position. L'objectif de la réunion est « de mettre au point une concertation entre les gens qui sont d'accord » pour les fermetures, une coordination en quelque sorte. Des actions autres qu'une démarche auprès du préfet ne sont pas non plus exclues.

Jean-Charles Sutra appuie son argumentation sur un arrêté pris le 1er février par Jean-François Carenco, préfet de la Haute-Garonne, qui ordonne la fermeture le dimanche des établissements de commerce alimentaire dont la surface de vente est supérieure à 400 m2.

En janvier dernier, des actions avaient été entreprises en pays d'Olmes, à Laroque (Intermarché) et Bélesta (Ecomarché). Le 3 avril dernier, à la demande de Jean-Charles Sutra, le conseil municipal de Laroque d'Olmes votait pour la fermeture de l'Intermarché local, le dimanche matin. Cependant du côté de la préfecture, on répondait à ces opposants que le magasin avait le droit d'ouvrir. Jean-Charles Sutra n'en continue pas moins son action. « Cela permettra aux commerces de proximité de s'en sortir. À Laroque d'Olmes, le commerce du dimanche matin c'était la moitié du chiffre d'affaires de l'épicerie. Pareil pour l'épicier de Fougax-et-Barrineuf, près de Bélesta. la grande surface de Bélesta a eu une influence jusque dans l'Aude à Puivert. Il s'agit aussi de défendre les droits sociaux des salariés. Ils ont droit à une vie familiale, cela améliore la qualité de la vie. D'autre part, il y a la question des déplacements routiers : on fait plus de kilomètres et on rejette donc davantage de CO2 en allant dans les grandes surfaces plutôt que sur Internet ou dans les commerces de proximité. »

Des considérations sociales et écologiques, auront-elles gain de cause ?


La préfecture reste de marbre

Le syndicat FO tient le même langage que Jean-Charles Sutra en insistant sur les perturbations de la vie de famille des salariés. Même s'il y a des compensations en semaine, ce n'est pas idéal : l'un des conjoints travaille, des enfants sont en pension, bref la famille ne peut se réunir. FO milite pour le droit au repos hebdomadaire et ne croit pas que l'on puisse faire fonctionner une grande surface avec le s seuls volontaires du dimanche matin. Le directeur du magasin Casino ne souhaite faire aucun commentaire sur le sujet. Du côté de la préfecture, on met simplement la loi et son application en avant. Apparemment l'arrêté de Jean-François Crenco ne fait ni chaud ni froid et les surfaces à prépondérance alimentaire ont parfaitement le droit d'ouvrir. Le préfet ne pourrait d'ailleurs pas prendre d'arrêté, sauf en cas de trouble de l'ordre public, problème de salubrité. L'exception c'est l'arrêté qui autorise une ouverture cinq dimanches par an pendant les fêtes, pour tous les produits.


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