L'ouverture du dimanche... n'emballe pas trop les commerçants

Actualité Monaco

samedi 19 juillet 2008

L'ouverture du dimanche... n'emballe pas trop les commerçants

L'ouverture des magasins le dimanche à Monaco, c'est une sorte de « serpent de mer » qui revient chaque été à la surface. Tous les ans, quelques commerçants y participent. Mais la majorité d'entre eux sont réticents à l'idée de sacrifier leur repos dominical, sur l'autel de ce que l'on appelle ici, en Anglais dans le texte, la « Monaco shopping experience » (lire Monaco-Matin du 7 juillet 2008).

« Je travaille six jours sur sept, seul avec ma femme dans mon magasin. Je me repose quand, si j'ouvre aussi le dimanche ? », s'interroge un commerçant de la rue Grimaldi.

En plus du problème du jour de repos, se pose aussi la question de la rentabilité. Si ouvrir le dimanche ne leur rapporte pas plus d'argent que cela, les professionnels n'ont aucun intérêt à tenter « l'expérience ».

Monaco : principauté « morte » le dimanche ?

« J'ai déjà tenté d'ouvrir le dimanche, avance un fleuriste de la principauté. C'est très très calme. Alors, on ne perd pas d'argent, mais avec tous les frais... on n'en gagne pas ». « Le dimanche pour nous, c'est en moyenne cinq ou six visiteurs... dont deux acheteurs », regrette le gérant d'une boutique de Fontvieille.

À partir du vendredi midi, Monaco se vide de sa population active, et les touristes sont... à la plage. Le samedi serait, selon les commerçants, « le pire jour de la semaine ». Impensable quand on sait, par exemple, que l'avenue Jean-Médecin à Nice, ou la rue d'Antibes à Cannes, sont bondées pendant ce temps-là. « Il ne se passe rien dans notre rue (ndlr : la rue Princesse-Caroline). Toutes les animations sont concentrées autour du Métropole, déplore Vincent Desfarges, responsable d'une boutique de prêt-à-porter. Il est possible que j'ouvre... ça dépendra de l'engouement. »

Des aides gouvernementales incitatives

Pour le rassurer, lui et ses confrères, le gouvernement a tout mis oeuvre pour attirer du monde dimanche (lire encadré). « Nous avons fait un effort significatif pour nous développer », explique Gilles Tonelli, conseiller du gouvernement pour les Finances et l'Économie. Et rembourser ainsi 75 % des charges patronales pour chaque salarié employé ce jour-là.

À l'heure actuelle, seulement 200 commerçants - sur près de 900 - se sont laissés convaincre... « Tout changement nécessite une adaptation » estime, Michel Bouquier, directeur du Tourisme et des Congrès, conscient de la réticence des commerçants.

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