La bourse ou la vie (au travail le dimanche)

L’école publique, laïque et gratuite… n’est pas pour tout le monde.

C’est encore les mêmes qui partent avec un handicap dans la vie, les  enfants des salariés qui ne peuvent pas assumer ou faire assumer financièrement leurs études par leurs parents. Encore une preuve, s'il en fallait, que la lutte de classe existe vraiment.

Alors que le modèle républicain devrait permettre à tous d’accéder à l’école au niveau le plus haut possible, grâce à la solidarité que représente l’impôt et ou les allocations familiales, en reversant des aides : bourses, allocation logement, etc…, Au lieu de répondre naturellement aux besoins des étudiants, la gratuité d’accès à l’école, le gouvernement leurs permet de s’endetter (voir le communiqué ci-dessous de FO Jeunes *).

Bien trop souvent, les grandes enseignes, des élus et le Président de la République se servent des étudiants comme bouclier pour tenter de faire culpabiliser les organisations syndicales et remettre en cause le droit au repos dominical dont bénéficient les salariés, parents d’étudiants pour certains. En effet, les méchants syndicats empêchent l’exploitation de jeunes étudiants salariés et pire encore réclament même des augmentations de salaire pour leurs parents, en se battant contre ces employeurs qui profitent tranquillement de leurs dimanches.

 

Des sources de financement pour assurer la gratuité de l’école existent :

•          L’augmentation de l’impôt, avec la remise en cause de bouclier fiscal, cadeau du Président Sarkozy à ses amis,

•          La Sécurité Sociale avec sa branche allocation familiale en restituant les exonérations offertes au patronat et le recouvrement des dettes de l’Etat dues à la Sécu,

•          L'augmentation des salaires qui augmente aussi mécaniquement les ressources de la Sécurité Sociale (et sa branche CAF)

Noubliez pas de défendre vos droits aux prud’hommes en attaquant votre employeur quand il vous fait travailler illégalement le dimanche… pour cela, rendez-vous aux Unions Départementales FO de votre lieu de travail.

 

* Communiqué FO Jeunes du 13 septembre 2008

Le prêt étudiant : droit aux études ou droit à l’endettement ?

samedi 13 septembre 2008.

Commencer son entrée dans la vie active par une dépendance aux banques est ce réellement la bonne solution ?

Nicolas Sarkozy, a déclaré au congrès de l’UMP du 14 janvier 2007, en direction des étudiants : « vous aurez le droit d’emprunter à taux zéro avec la garantie de l’Etat pour financer votre projet personnel et vous commencerez à rembourser l’emprunt lors de l’obtention de votre premier emploi ».

Pour les jeunes FO, le recours au prêt étudiant est un sujet de stress supplémentaire au démarrage de la vie professionnelle. Souvent, aux soucis occasionnés par le remboursement de ce prêt, il faudra ajouter la crainte liée à la précarisation du premier emploi (CDD, stages, Intérim,...) et l’angoisse du logement. En définitive, de nouvelles difficultés liées à la faiblesse du pouvoir d’achat des jeunes travailleurs qui ne veulent pas devenir les nouveaux salariés pauvres.

Mais dans le prêt étudiant proposé le 3 septembre par Valérie Pecresse, ministre de l’Enseignement supérieur, d’une part, le taux zéro a disparu au profit d’un taux soumis aux fluctuations du marché.

D’autre part, c’est aux banques, que revient, en dernier ressort le choix d’accepter ou non les demandes et notamment en fonction du projet universitaire et professionnel de l’étudiant. Le montant du taux ainsi que les critères d’acceptation retenus sont des précisions qui s’imposent.

Enfin, au travers de cette « mesurette », n’assistons nous pas encore, au désengagement de l’Etat et à l’effritement des valeurs républicaines par la fin du système boursier .

 

http://www.fojeunes.fr/article.php3?id_article=87

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