Le travail du dimanche reporté à la «Saint-Glinglin»

Même si cet ajournement n'est pas officialisé, il ne fait plus aucun doute que l'examen de la proposition de loi controversée de l'UMP sur le travail dominical, toujours programmé jeudi à l'Assemblée, va être reporté au mieux d'une semaine ou même à 2009.

Ce report est devenu inévitable en raison de la guérilla menée par la gauche contre le projet de loi sur l'audiovisuel public qui chamboule tout l'agenda parlementaire jusqu'à Noël.

Aucune chance d'être voté avant les vacances

Une occasion de repousser l'échéance qui, finalement, tombe à pic pour la majorité, tant les divisions sont apparues fortes parmi les députés UMP au moment de l'examen en commission.

En milieu de semaine, les responsables de la majorité décideront lors d'une nouvelle réunion à l'Elysée, autour de Nicolas Sarkozy, quel texte sera inscrit dans la -courte- fenêtre de tir restante, juste avant la trêve des confiseurs: celui-là ou le projet de loi logement de Christine Boutin. La deuxième option aurait l'avantage, selon le patron des députés UMP Jean-François Copé.

Même si les députés se saisissaient du texte avant Noël, il n'a plus aucune chance d'être voté avant les vacances, comme l'avait expressément réclamé Nicolas Sarkozy. La gauche a en effet promis de mener une «bataille» encore plus féroce que sur l'audiovisuel.

Sarkozy déçu par le compromis trouvé à l'UMP

Le chef de l'Etat, l'un des plus demandeurs, dans son camp, d'une libéralisation du travail le dimanche, même s'il trouve en privé que le compromis à l'UMP a rendu le dispositif «un peu court des pattes de derrière», se serait lui aussi fait à l'idée que le texte est retardé.

«Avec un peu de chance, ce bâton merdeux est reporté à la Saint-Glinglin», veut croire un responsable UMP. Une autre solution, pour permettre à tous de sauver la face, serait de transformer ce texte en un simple volet du futur projet de loi sur le plan de relance.

Le gouvernement affirme désormais que c'est un texte purement «technique», qui vise à «clarifier» les situations existantes et ne «généralise pas le travail le dimanche». Il s'agit d'un texte «vraiment bien équilibré», a affirmé ce dimanche Xavier Bertrand.

Le salarié aura un «droit de refus»

«Les grandes surfaces alimentaires n'ouvriront pas dans le cadre de ces nouvelles dérogations» pour ne pas nuire aux petits commerces, a souligné le ministre du Travail et comme «le dimanche n'est pas un jour comme les autres, le repos dominical est en principe qui va être réaffirmé» dans la loi.

Enfin le salarié aura un «droit de refus» à travailler le dimanche et refuser d'embaucher quelqu'un pour ce motif sera «sanctionné», car il s'agit d'«une discrimination», a assuré Xavier Bertrand.
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