"reposer le problème ... du travail du dimanche"

Jean-Claude Mailly (FO) exige une réunion et des décisions dans les dix jours

PARIS (AFP) — Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly a insisté vendredi pour que la réunion programmée avec le chef de l'Etat et le gouvernement ait lieu "le plus rapidement", "dans les dix jours" et donne des "décisions concrètes".

"Il ne faut pas que cela traîne, que cela ait lieu le plus rapidement possible (...)", a déclaré sur LCI M. Mailly, au lendemain d'une journée d'arrêts de travail et de manifestations intersyndicales massives dans toute la France contre la politique gouvernementale.

"On est responsable, on va pas faire un truc toutes les semaines mais (...) 2,5 millions de manifestants, ce n'est pas une psychothérapie", "on a un rapport de force avec nous et le gouvernement et le président de la République devraient faire très attention", a-t-il dit.

M. Mailly les a invités à "répondre dans les dix jours à venir avec cette fameuse réunion et des choses concrètes", sinon ce serait "irréel, irresponsable". "Il y a des attentes concrètes. Ne pas y répondre, jouer le calendrier ou dire +on ne va rien changer+, cela ne pourrait être interprété que comme du mépris", a-t-il poursuivi.

Comme "décisions concrètes" attendues, M. Mailly a cité la question d'un éventuel coup de pouce au Smic, contrairement à 2007 et 2008. Mais aussi "avoir une vraie prime transport", "conditionner les exonérations patronales" et "ouvrir des négociations dans la fonction publique".

M. Mailly a proposé de prendre au mot le gouvernement sur l'efficacité de son plan de relance, voté jeudi soir : "Ils disent que ça va fonctionner, alors faites un moratoire sur les licenciements en attendant les résultats".

"Si le chômage augmente, il va falloir remettre en place un système de pré-retraites", a-t-il également suggéré. "Il y a ce qu'on veut et ce qu'on ne veut pas", a-t-il prévenu, comme "reposer le problème du service minimum ou du travail du dimanche". "2,5 millions de salariés, que personne n'a forcé à venir, cela signifie qu'ils donnent un mandat aux syndicats", a-t-il souligné.

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