LE TRAVAIL DOMINICAL, OBSESSION GOUVERNEMENTALE


JOUR APRÈS JOUR DU JEUDI 30 AVRIL 2009


Sept jours sur sept
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Le gouvernement vient de relancer le projet de loi visant à restreindre le droit au repos le dimanche. Et offrir un peu plus de travailleurs bon marché à la grande distribution.

Le nouveau ministre du Travail, M. Brice Hortefeux, a annoncé, dimanche bien entendu, qu'une nouvelle proposition de loi sur le travail dominical serait «déposée dans les toutes prochaines semaines» et débattue par le Parlement en juillet, en plein été, bien entendu. La précédente tentative en décembre dernier avait en effet été un échec cuisant, une partie de la majorité actuelle et des acteurs économiques concernés, hors grande distribution (bien entendu), l’ayant fortement contestée. Force Ouvrière a réagi le lendemain même par un communiqué soulignant «sa ferme opposition à toute extension du travail le dimanche» et appelant «à intégrer la défense du repos hebdomadaire dans les revendications du 1er Mai».

La société Ikea vient justement de tenter de faire travailler ses salariés ce 1er mai, alors même qu’elle le fait déjà le dimanche et ne renonce que devant un référé introduit par FO. Toujours plus, au mépris du Code du Travail. Mais une telle attitude a été encouragée en haut lieu. On a pu voir un ministre et son secrétaire d’Etat se déplacer pour venir soutenir en personne un centre commercial ouvert le dimanche en toute illégalité.

Les création d’emplois, bien entendu, figurent parmi les mêmes arguments économiques, pourtant démentis par des études économiques, remis sur le tapis: «On omet juste ceux qui vont être détruits. Pour un créé, trois vont disparaître, rétorque la secrétaire fédérale de FO Commerce, Françoise Nicoletta, bilan: deux emplois en moins. La plupart des emplois qualifiés seront remplacés par des contrats précaires, au plus bas, la crise aidant. Souvent des femmes, à la tête d’une famille monoparentale. Il faudra ouvrir des crèches. Donc de nouvelles dérogations. Déjà en difficulté, le petit commerce va en faire les frais, les centre-villes vont se désertifier un peu plus et le commerce de gros, qui lui est lié, va être touché, par effet boule de neige, n’ayant pas les moyens d’avoir des centrales d’achat». Beaux jours en perspective pour la grande distribution.


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