JOURS FERIES et RESPECT DU DROIT AU REPOS DOMINICAL

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La Conférence Nationale Professionnelle rappelle que le droit au repos hebdomadaire qui doit être légalement donné le dimanche, conquête syndicale du début du 20ème siècle, est de plus en plus souvent battu en brèche. En effet, sous prétexte de créations d’emplois, au fil des années et des réformes législatives, des facilités croissantes ont été offertes aux entreprises pour leur permettre de déroger à la règle et de faire travailler les salariés le dimanche.

Non contentes de ces dérogations déjà trop nombreuses et accordées avec un laxisme extrême, de plus en plus d’entreprises choisissent la voie de l’illégalité pour contraindre les salariés à travailler le dimanche, en osant prétendre, de surcroît et avec la complicité de représentants du personnel ou d’organisations dites syndicales, qu’il s’agit de «volontaires».

Force est de constater que les ouvertures des entreprises du Commerce le dimanche n’ont créé aucun emploi du fait de la destruction de petites entreprises concurrentes qui refusaient d’être des «forçats du dimanche» et ont, par ailleurs, largement contribué à perturber, voire à détruire, la vie personnelle, familiale, culturelle et associative des salariés.

Quant à la référence à des « emplois occasionnels, qui pourraient être occupés par des étudiants, par exemple, aux fins de financement de leurs études », elle est un aveu de l’absence de volonté politique de l’Etat d’aider les « enfants de salariés » à poursuivre leursétudes, au moyen, notamment, de bourses. Tout comme elle est l’expression de l’aggravation des inégalités sociales qui entraînent vers le bas de plus en plus de familles, qui se trouvent dans l’impossibilité de financer les études de leurs enfants.

Aujourd’hui, nous assistons à des attaques en règle du droit des salariés du Commerce à bénéficier du repos hebdomadaire fixé légalement au dimanche ; les initiatives des BALKANY, DEVEDJIAN, Sarkozy, ont été relayées par BORLOO, et maintenant  LELLOUCHE, KAROUTCHI et autres…

La Conférence Nationale Professionnelle CONDAMNE : 

l’emploi des salariés du Commerce le dimanche,

la prétendue notion de «volontariat» qui n’est qu’illusion puisque les salariés sont en état de dépendance économique et sont fréquemment victimes de chantage,

l'emploi des apprentis et des bénéficiaires de contrats de professionnalisation le dimanche. 

La Conférence Nationale Professionnelle REVENDIQUE :
 
le repos dominical de tous les salariés du Commerce qui leur permet de préserver leur santé, de mener une vraie vie de famille, de rencontrer leurs amis sans difficulté et de participer pleinement à des activités culturelles, sportives ou autres,

le report des heures contractuelles ou non, travaillées le dimanche sur un autre jour de la semaine avec maintien du niveau de rémunération,

le droit aux deux jours de repos consécutifs dont le dimanche.  

La Conférence Nationale Professionnelle APPELLE LES MILITANTS: 
à se mobiliser contre le travail du dimanche,

à saisir l’inspection du travail chaque fois que l’entreprise emploiera des salariés le dimanche en infraction à quelques dispositions légales que ce soit,

à alerter, dans le même temps, le syndicat, l’union départementale ou la fédération pour qu’ils saisissent les juridictions compétentes afin de voir ordonner toutes mesures propres à faire cesser ces pratiques illicites,

à exiger des salaires qui ne contraignent pas les salariés à se porter «volontaires» pour travailler le dimanche et gagner ainsi quelques dizaines d’euros supplémentaires, donc à contrer «tout chantage à l’argent»,

à émettre systématiquement des avis défavorables lorsqu’ils sont consultés dans les instances représentatives du personnel sur les ouvertures dominicales,

et l’ensemble des syndicats du Commerce à faire connaître leur opposition à la remise en cause du principe d’ordre public qu’est le repos dominical, à tous les maires et préfets, sans même attendre qu’ils sollicitent leur avis. Cette action devra être portée à la connaissance des unions départementales respectives qui doivent être invitées à s’associer à cette démarche via la mobilisation de l'interprofessionnelle.

 

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Repos dominical - FEC FO