FO hebdo 28/02/07 -PRESERVER LE REPOS DOMINICAL DES SALARIES

Encore une fois, notre journal FO Hebdo couvre l'action de notre section pour la défense du repos dominical.

En titre :

TRAVAIL

les syndicats du commerce, ainsi que plusieurs fédérations patronales, défendent le repos dominical.

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COMMERCE

PRESERVER LE REPOS DOMINICAL DES SALARIES

Pour l’ensemble des syndicats et certaines organisations patronales, il y va d’ « un choix de société ».

 

La société a-t-elle vocation à être marchande tous les jours ? Le dimanche ne peut-il pas être – et rester – un jour commun de repos, consacré à la famille, aux amis, aux activités associatives, sportives ou culturelles ? Tandis que le débat actuel sur le travail du dimanche apparaît singulièrement tronqué, se limitant au prétendu confort du consommateur, les enjeux -­ à la fois sociaux, économiques et culturels – sont beaucoup plus larges. L’ensemble des organisations syndicales du commerce et une dizaine de fédérations patronales, rassemblées le 16 février pour le lancement d’une campagne en faveur du repos dominical, ont rappelé qu’il y allait d’un « choix de société ». « Les entreprises du commerce qui demandent une modification de la loi sont minoritaires et sont souvent celles-là même qui ne respectent pas la loi », remarque Frédéric Willems, de la Fédération nationale de l’habillement (FNH). Une allusion à peine masquée aux magasins d’Usine Center (Yvelines), qui ont récemment obtenu une dérogation préfectorale malgré l’interdiction d’ouverture dominicale prononcée par la cour d’appel de Versailles. Le repos le dimanche, conquête syndicale du début du XXème siècle, est aujourd’hui menacé par des projets gouvernementaux. Le ministre du commerce Renaud Dutreil s’est prononcé à plusieurs reprises en faveur du « modèle espagnol ». Ce qui autoriserait les petits commerces à ouvrir tous les dimanches et les grands magasins une dizaine de dimanches par an (contre cinq par an aujourd’hui). Les patrons du petit commerce non alimentaire estiment que l’ouverture de tous les commerces 7 jours sur 7 se solderait par une perte de 30 000 emplois dans les deux premières années. Ils craignent en effet un déplacement des parts de marché et un déséquilibre économique, à la faveur des zones commerciales installées à la périphérie des villes et au détriment du commerce de proximité. Des craintes plutôt fondées, si l’on en croit Salvador Bellindo, président de la confédération des petits et moyens commerces espagnols : « Les commerces ont perdu en moyenne 20% de leur chiffre d’affaire depuis que les grandes surfaces ouvrent entre 8 et 20 dimanches par an », a-t-il déclaré début février.


VOLONTAIRES MALGRE EUX

Concernant les salariés espagnols, explique Brice Bellon (FO), « de nouveaux contrats ont été mis en place, ils sont rémunérés le dimanche comme une journée de semaine ». Les salariés du commerce auraient ainsi tout à perdre d’une extension des ouvertures dominicales. Y compris le supplément de rémunération dû au caractère exceptionnel du travail du dimanche. Déjà, aujourd’hui, soulignent les syndicats, le volontariat, souvent invoqué en matière de travail du dimanche, n’est pas une notion objective dans le cadre d’une relation de subordination entre employeur et salarié. « Dans des métiers où les salaires sont peu élevés, les salariés ne peuvent la plupart du temps se permettre se permettre de refuser l’apport que constitue la rémunération des dimanches », indique Brice Bellon (FO). En outre, une banalisation des ouvertures dominicales ne manquerait pas d’entraîner d’autres secteurs d’activité dans le sillage des commerces : les sous-traitants (notamment les entreprises de nettoyage), les transports (pour approvisionner les magasins), les crèches (pour garder les enfants des salariés), les restaurants, et certainement les banques. Quel choix de société !



CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

MAINTENIR LE REPOS DU DIMANCHE

Le Conseil économique et social (CES), saisi par le Premier ministre en octobre, devait se prononcer le 28 février 2007 sur l’ouverture des magasins le dimanche. Le projet d’avis du CES, dévoilé par Le Parisien le 23 février, recommande de « maintenir le principe du repos dominical » et « de ne pas banaliser cette journée en généralisant l’ouverture des commerces ». Le CES se prononce néanmoins dans son projet pour le maintien de « la dérogation exceptionnelle des cinq dimanches » et pour une extension des autorisations d’ouverture dans les zones touristiques « à l’ensemble des commerces ».



SONDAGES SUR LE DIMANCHE

SALARIES ET ENTREPRISES D’ACCORD

A en croire deux sondages récents, une fois n’est pas coutume, salariés et entreprises font bonne cause commune. Tandis que 87% des salariés se prononcent « en faveur du dimanche comme jour commun pour la vie familiale, personnelle, culturelle et associative » (sondage BVA de juillet 2006), 90% des commerçants souhaitent que le repos hebdomadaire reste dominical (extrait d’une enquête CGPME de décembre 2006).




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