« COMPTE-RENDU DE LA DÉLÉGATION FO REÇUE À LA MAIRIE DE PARIS » – Extrait JEC n°70

Le jeudi 18 septembre, une table ronde sur le travail dominical et nocturne a été organisée par la Mission d’information et d’évaluation du Conseil de Paris. Celle-ci ayant invité à la fois l’Union Départementale de Paris, la FEC et le Syndicat du Commerce de Paris. Bertrand VINCENT pour l’UD, Christophe LE COMTE pour la FEC et Françoise NICOLETTA pour le Syndicat du Commerce ont représenté FORCE OUVRIERE.

Cette réunion avait pour but de consulter toutes les organisations syndicales pour connaître leurs positions et leurs arguments. D’autres réunions sont prévues avec notamment les employeurs.

Les représentants de la FEC et du Syndicat du Commerce ont réaffirmé la position des adhérents du Commerce : pas d’extension du travail dominical et refus de laisser ouvrir les magasins après 21 heures.

Nous avons, bien sûr, rappelé que dans les grands magasins, deux types de personnel cohabitaient : celui sous contrat avec le magasin et celui mis à disposition par un autre employeur. A ce personnel ne s’appliquent ni les accords du magasin, ni la convention collective des Grands magasins /Magasins populaires. Il bénéficie des accords de sa propre entreprise et de la convention collective à laquelle elle est rattachée. Il peut dépendre de divers secteurs du commerce de détail, de gros ou de l’industrie, et certaines de ces entreprises sont trop petites pour que le personnel bénéficie d’une représentation syndicale. Toutes choses complexes que les membres de la mission ne semblaient pas bien appréhender.

Nous avons également rappelé que pour le personnel de sécurité, la majoration prévue par la convention collective en cas de travail dominical est de 25% et inexistante pour le personnel de ménage.

Nous les avons également alertés sur le fait qu’autour de ses grands magasins, étaient installés des petits commerces qui n’auraient pas la capacité d’ouvrir le dimanche.

Pour illustrer nos propos, nous leur avons fait lecture d’un article signé par le patron de BRICORAMA dans lequel il déplore que le chiffre d’affaires de 2014 soit égal à celui de 2013, année où tous ces magasins ont dû fermer le dimanche alors que depuis janvier 2014, ils bénéficient de l’application d’un décret leur permettant de faire travailler les salariés ce jour-là. Preuve que le chiffre d’affaires n’augmente pas en ouvrant le dimanche.

Nous les avons mis en garde sur les chiffres d’affaires dominicaux qui leur seraient présentés. Certains magasins faisant des rabais uniquement le dimanche, il est en effet tentant pour les consommateurs d’en profiter ! Mais il est également patent que certains encaissements ne se font pas le jour de l’achat mais le dimanche, autrement dit, les employeurs utilisent tous les moyens pour « gonfler » les chiffres d’affaires dominicaux.

Lorsque les membres de la mission ont évoqué le rapport Bailly, FO a fait remarquer que celui-ci était toujours partiellement lu, puisque dans ce document était évoqué l’absence de chiffrage de l’existant et les projections en terme d’emploi. Monsieur Bailly, d’ailleurs, s’interroge sur l’impact de l’ouverture des magasins en termes d’emplois, de destructions ou de créations ?

Les grandes oubliées de la discussion semblaient être les femmes. Il est vrai qu’elles ne représentent que 80% des effectifs salariés du Commerce ! Habitant souvent dans des banlieues éloignées ou mal desservies, trop souvent élevant seules leurs enfants, elles ont d’autant plus de difficultés à assumer des horaires atypiques.

Quant à la population étudiante que l’on nous oppose à plaisir, nous avons rappelé qu’un étudiant qui travaille moins de 16 heures par semaine, ne bénéficie pas du régime général et qu’en cas d’accident du travail, il n’est pris en charge ni par la mutuelle étudiante ni par la Sécurité Sociale !

La réunion s’est achevée et nous attendons maintenant la position de la Mairie de Paris.

 

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Repos dominical - FEC FO