Des manifestations financées par Leroy Merlin et Castorama

  • REPOS DOMINICAL oui, TRAVAIL DU DIMANCHE non
  • Revue de presse

RÉUNIS DANS le collectif «Les bricoleurs du dimanche», quelque 2000 salariés de Leroy Merlin et de Castorama devaient manifester à Paris, mardi 14mai, pour défendre, avec le soutien des directions des enseignes, le droit au travail le dimanche. C’est le second rassemblement organisé en 2013 par «Les bricoleurs», après celui du 17avril, qui n’a réuni que 150salariés.

Agences de communication, teeshirts marqués, au dos, d’un «Yes, week-end», pancartes, autocars…

Tout est prévu, organisé. Les affiches demandent aux «collaborateurs volontaires» de s’inscrire auprès de collègues ou bien sur un tableau, dans la colonne réservée à leur secteur (aménagement, bâtiment, décoration…). Il y est précisé: «16 collaborateurs sur le magasin; 2 par secteur.» «Il n’y a aucune pression» de la direction, assure Gérald Fillon, un des porte-parole du collectif. «Si un magasin n’a que 14 volontaires, il peut s’arranger avec un autre, précise Claude Dehais, responsable de l’agence de communication de Castorama. On ne force personne à manifester.»

 

Ce n’est pas l’avis de Roxane Idoudi, déléguée syndicale centrale Force ouvrière chez Leroy Merlin : «Il y a des incitations pour s’inscrire, pouvant aller jusqu’à des menaces pour les futures augmentations de salaire ou les promotions.»


Si les syndicats disent comprendre la manifestation sur le plan de la «revendication salariale», ce qui les «choque est que les salariés sont manipulés par les directions, qui financent tout», dénonce Chrystelle Derrien, déléguée centrale CFDT chez Castorama. «Je ne suis pas manipulé»

 

Le matériel, les tee-shirts, le transport, le repas sont pris en charge par les employeurs. Et les salariés seront rémunérés durant la manifestation. En général, «lorsque les syndicats appellent à manifester, les salariés perdent du salaire pour y aller, ils prennent leurs responsabilités, ajoute Mme Derrien. Il ne faut pas tout mélanger».

 

«La prochaine fois qu’on organise une grève, on demandera à la direction de payer salaires et déplacements », promet Christophe Le Comte, représentant de la Fédération des employés et cadres de Force ouvrière.


Les employeurs confirment ce financement, sans en dévoiler le montant. Mais, selon l’agence de Communication du collectif, Les Ateliers Corporate, l’initiative est venue des salariés. «Ils en ont parlé à leurs directions, qui ont décidé de les soutenir.» «Je ne suis pas manipulé, assure M.Fillon. Ce qui dérange, c’est qu’on marche main dans la main avec nos directions. Pourquoi serait-il anormal que la direction finance la manifestation ?»

F. A.

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/13/des-manifestations-financees-par-leroy-merlin-et-castorama_3176241_3234.html

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