Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 11:57

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Les salariés du commerce pensaient avoir droit à la trêve électorale et bien non ! Le gouvernement, par les voix unies de Frédéric LEFEVRE et de Xavier bertrand, leur fait un cadeau empoisonné de dernière minute. Un baroud d’honneur sommes toutes.

Trouvant que la loi Mallié « réaffirmant le repos dominical… » ne résout pas tout, le gouvernement veut mettre en place un décret permettant aux enseignes de bricolage d’ouvrir de droit tous les dimanches.

Force Ouvrière avait bien argumenté lors des différentes entrevues avec les Parlementaires, dont le rapporteur de la loi, que celle-ci ne réglerait que les infractions qu’elle légalisait et qu’elle serait à l’origine d’autres. En effet, cette loi crée des frontières géographiques qui ne peuvent qu’inciter les employeurs dont les magasins se situent hors PUCE, zones ou communes touristiques à l’enfreindre. C’est ce qui se passe avec BRICORAMA ou CASTORAMA dont les magasins « mal situés » subissent la concurrence de ceux qui sont « bien situés ».

Pour résoudre le problème de cette frontière géographique, le Ministre, dans sa grande sagesse, veut en créer une qui sera, elle, professionnelle.

Un magasin qui applique la convention collective BRICOLAGE a une surface minimale de 400 m2 et possède obligatoirement les 6 rayons suivants :

  • bois et découpe,
  • outillage,
  • quincaillerie,
  • électricité,
  • peinture,
  • décoration.

Et c’est là que, pour les employeurs des petites entreprises, ce projet est inadmissible car les secteurs de la QUINCAILLERIE, du NEGOCE DE BOIS, du NEGOCE DE BATIMENT, notamment, proposent des articles communs. Dans ces secteurs, les fédérations ont exprimé leur opposition à ce projet de décret soit par courrier, soit par communiqué. Quant à la Confédération des Commerces de France, qui n’est pas invitée par le ministère, elle s’invite elle-même dans le combat en refusant, par courrier et communiqué, ce projet. Un détail à Paris intra-muros les bazars et drogueries ont interdiction d’ouvrir le dimanche depuis fort longtemps.

Comme eux, nous avons exposé au représentant du Ministre que cet éventuel décret mettrait en danger ces petites entreprises (TPE et PME) et FO a bien sûr insisté sur les pertes d’emplois induites par la fermeture de ces petites entreprises prises au piège par les grandes enseignes.

Mais comme nous n’avons que peu de chômeurs en France, le ministère s’en moque ! Il est vrai qu’ils ne sont que 125 000 salariés à travailler dans ces secteurs.

Il est beaucoup plus judicieux d’entendre les sirènes des Castorama, Leroy Merlin qui ont résolu le problème des effectifs en mettant en place dans les magasins  des caisses automatiques et des « vendeurs virtuels ». Pour exemple, Castorama qui a ouvert 2 magasins et en a agrandi 3 autres en Ile-de-France, avoue une baisse d’effectifs dans cette région de 145.

Dans ce projet de décret, les magasins de bricolage seraient donc, de droit, ouverts le dimanche et les contreparties négociées en branche. D’après nos informations, tous les syndicats sont opposés à ce décret. Comment leur demander de négocier des contreparties ? Où est la logique ? Si il n’y a pas d’accord, la FMB (Fédération des Magasins de Bricolage) s’engage à faire une recommandation patronale qui obligerait ses adhérents et eux seuls, à majorer de 100 % le salaire dominical, à accorder un repos compensateur et bien sûr à assurer le volontariat dont on sait ce qu’il vaut.

Autre élément amusant, cela fait plus d’un an que nous attaquons, notamment, les magasins de bricolage dans le 95 et les arrêtés des préfets dans le 77, empêchant ainsi Castorama d’ouvrir le dimanche à SERRIS. Pourquoi faire ce décret à un mois des élections ? Le Ministre a-t-il eu peur d’une opposition de sa majorité qui avait fait retirer le secteur du bricolage de l’amendement Debré(1) à la loi Chatel ne laissant que celui de l’ameublement ? Il est clair qu’aujourd’hui, cohésion et affichage l’obligent au silence.

Bien sûr, nous avons exprimé notre opposition et bien sûr, nous avons annoncé, lors de la réunion au ministère, que nous saisirions le Conseil d’Etat pour le faire casser.

Nous ne lâcherons pas l’affaire car après l’ameublement et le bricolage, quel secteur aura grâce aux yeux du gouvernement ?

 

(1)     A propos de la Sénatrice Isabelle DEBRE, nous vous rappelons que la FEC lui a envoyé la lettre, ci-contre, à la suite de sa Tribune sénateur.

 

  • PETITION EN LIGNE

http://fecfocommerce.unblog.fr/2012/03/20/on-ne-bricole-pas-avec-nos-droits-petition-nationale/

 

  • LA LETTRE OUVERTE à Isabelle DEBRE

http://fecfocommerce.unblog.fr/2012/03/09/la-fec-fo-repond-a-la-senatrice-isabelle-debre


Publié dans : Extrait Journal des Employés et Cadres - Communauté : FO
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