Non au travail du dimanche ! FGTA FO CARREFOUR

Plus rien n’arrête Carrefour !

 

Carrefour refuse maintenant de se conformer aux lois sur le travail du dimanche.
Après avoir cassé le droit du travail avec l’ANI, le gouvernement s'oriente vers un nouvel assouplissement du droit au repos dominical avec la mission donnée à Jean-Paul Bailly.
Mais revenir sur ce droit fondamental du travail ne créera pas d’emploi : cela risque même d’en détruire dans le petit commerce comme aux Etats-Unis ou d’augmenter les prix comme en Italie. Quant au supposé volontariat, c’est une hausse des salaires qui est demandée au prix d’une casse des acquis sociaux !

 

Le repos dominical : un droit fondamental du travail et un choix de société

 

La règle du repos hebdomadaire dominical date d’une loi de 1906, dans la suite de la séparation de l’Église et de l’État en 1905, qui l’a instaurée dans un souci de protection de la santé et de la sécurité au travail. Cette avancée sociale majeure faisait directement suite à la grève des mineurs du Nord et à la catastrophe minière de Courrières où un millier de mineurs sont morts. C’est donc une loi fondamentale de la République laïque française.

 

D’après le code du travail (L. 3132-1 et L 3132-3) :
« Il est interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine. »
« Le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche. »

 

Le repos dominical est un pilier dans la vie française. C'est d'un choix de société dont il s'agit ! Bien vivre, c'est avoir le temps d'être en famille ou entre amis, d’avoir du temps de loisir autres que celui d'être obligé de faire ses courses le dimanche. Notre logique, c‘est l’humain d’abord, pas la course effrénée à la consommation ! Mais c’est aussi une question d’organisation de notre société !

 

Un impact négatif sur l’économie

 

L’ouverture le dimanche n’aura pas d’effet bénéfique sur l’emploi ou l’activité !
> Cela ne change rien à la consommation : Ce n’est pas parce qu’un magasin est ouvert un autre jour que les achats vont augmenter. C’est un simple transfert dans le temps.
> Une réelle relance de l’activité se base sur l’augmentation de tous les salaires : Pour que les salariés ne soient plus obligés de travailler le dimanche pour survivre, il faut augmenter les salaires !
> Cela n’aura aucun effet sur l’emploi : Par exemple, le magasin Virgin des ChampsÉlysées, qui est passé de 407 emplois à 237 entre 1991 et 2005, alors qu’il a généralisé le travail le dimanche, d’ailleurs illégalement au départ.
> Selon Philippe Askenazy, économiste chercheur au CNRS, « Comme la clientèle s’étale sur davantage de jours, les magasins prévoient moins de personnel en semaine pour en ajouter le dimanche.» La Cour de Cassation considère ainsi aujourd’hui que « la violation de la règle du repos dominical constitue un trouble manifestement illicite » car elle « rompt l’égalité au préjudice des commerçants qui, exerçant la même activité, respectent la règle légale ».
> Et cela peut même être « à double tranchant, car l’ouverture des magasins 7 jours sur 7 en Italie, a par exemple favorisé l’augmentation des prix. Pour compenser la hausse des frais fixes engendrés par les horaires élargis, les entreprises ont augmenté leurs prix.

 

GRANDE DISTRIBUTION

OUI AU REPOS DOMINICAL
NON AU TRAVAIL FORCÉ LE DIMANCHE !

 

communiqué FO CARREFOUR : http://www.fo-carrefour.org/index.asp?id=639&idf=30

FO COMMERCE - commerce@fecfo.fr -  Hébergé par Overblog

Repos dominical - FEC FO