Paris - Supérettes sur la sellette

En repoussant de 12h à 13h la fermeture des commerces alimentaires le dimanche, la loi Mallié a étendu les possibilités d’ouverture de ces magasins.


Mais certaines supérettes en veulent encore plus et demeurent ouvertes l’après-midi, en toute illégalité.
À Paris, le Clic-P (Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris), qui regroupe les organisations syndicales FO, CGT, CFDT, CFTC, CGC et SUD, a assigné en novembre, devant la justice, douze magasins, notamment des Franprix et des Carrefour City, qui emploient des salariés après 13h. «Par cette action, nous montrons notre détermination à ce que les salariés de ces magasins puissent bénéficier de leur repos dominical et hebdomadaire, et à ce que ces dérives n’aient pas, demain, force de loi», indiquent les syndicats.


Le verdict devrait tomber le 26 janvier. Le Clic-P est optimiste. Il y a un peu moins d’un an, en février 2011, il avait obtenu, en première instance puis en appel, la condamnation pour ouverture abusive le dimanche de huit supérettes appartenant à des enseignes nationales, dont Monop, G20 et Franprix.


Le Clic-P, initialement constitué pour combattre l’extension du travail dominical dans la capitale, a également décidé de lutter contre le travail de nuit. En novembre, à la suite de leur intervention, la Direction régionale des entreprises, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) a refusé d’autoriser le travail de nuit dans un magasin des Champs-Élysées, Abercrombie & Fitch.


Extrait F o r c e o u v r i è r e h e b d o m a d a i r e N ° 3 0 1 5 - 2 5 j a n v i e r 2 0 1 2

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