En 2009, quand l’enseigne ED, dans laquelle je travaillais, a décidé d’ouvrir le dimanche, je me suis retrouvée prise à la gorge entre choisir mon travail ou choisir ma famille. Je ne voyais
mes enfants et leur père quasiment que le dimanche, puisque j’étais seule la semaine à la maison et que le samedi était une de mes plus grosses journées de travail (souvent 10h).
J’ai essayé de faire comprendre à la direction ma situation familiale et ils ne m’ont pas laissé le choix. Après 5 ans de bons et loyaux services, «je ne correspondais plus aux critères de
l’entreprise». Ils m’ont demandé de démissionner. Ils m’ont inscrite au planning un dimanche bien que j’aie envoyé mon refus par lettre recommandée. Le dimanche en question, je ne me suis pas
rendue au travail. Peu de temps après, ils m’ont licenciée pour insubordination.
J’ai porté l’affaire devant les prud’hommes et j’ai gagné. Aujourd’hui, je suis en attente d’une date d’appel puisqu’ils ont fait appel. Mais je suis loin d’être seule dans ce cas. Je veux
vous citer en exemple les employées du magasin ED (devenu DIA) d’Albertville qui ont fait grève pendant plus de 200 dimanches sur le parking, été comme hiver, parce que l’enseigne voulait
ouvrir le dimanche. Alors, où est le volontariat, comme on nous l'a fait croire ?